Blog les courges et les citrouilles
Sur la route des autocueillettes

Depuis quelques années, on nous a beaucoup vanté les mérites de l’alimentation locale. Il faut dire que celle-ci a bien des qualités. Premièrement, il s’agit d’une pratique écologique, notamment en raison des émissions de carburants qui sont moins importantes lorsque l’aliment n’a qu’une courte distance à parcourir entre le producteur et l’assiette du consommateur. Deuxièmement, d’un point de vue économique, le fait d’encourager des producteurs locaux est avantageux. Enfin, ce type d’alimentation est intéressant au plan nutritionnel : fraîcheur des aliments, réduction de l’utilisation d’agents de conservation et meilleure connaissance du produit.

Bien sûr, dans nos contrées nordiques, il est presque impossible de limiter son alimentation aux produits locaux, car il en résulterait vraisemblablement un déficit en vitamines. En effet, lorsque l’été disparaît pour céder la place à de longs mois beaucoup moins cléments, la terre n’est plus très généreuse de ses fruits et de ses légumes. C’est pourquoi il vaut mieux en profiter avant les premières neiges. Et pourquoi ne pas rendre l’expérience encore plus agréable en se procurant soi-même les denrées directement auprès du producteur ou même en en faisant carrément la récolte ? Plusieurs endroits permettent aux visiteurs de pratiquer l’autocueillette. Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’elle ne se limite pas aux fraises, en juin, et aux pommes, en automne. Plusieurs autres possibilités s’offrent à l’apprenti cueilleur, et ce, même lorsque l’été est révolu. Découvrez ce qui vous attend dans un champ près de chez vous !

pommes de toutes sortes

Les grandes vedettes : les pommes de toutes sortes

Difficile d’écrire un article sur l’autocueillette à l’automne sans parler de la reine des récoltes de la saison, la pomme. Les multiples variétés qui poussent au Québec permettent à chacun de trouver celle qui lui plaît davantage.

Quand ? Les pommes tardives, soit celles qu’on connaît le mieux, sont disponibles de la mi-septembre à la fin octobre, selon les variétés.

Où ? En Montérégie et en Estrie, vous trouverez de nombreux vergers. Les vergers de Rougemont et de Mont-Saint-Hilaire jouissent d’une réputation enviable.

Comment les choisir ?

Même si le choix de la pomme est avant tout une affaire de goût, certaines règles s’appliquent lors de la cueillette. On choisit les pommes bien colorées, fermes et sans défaut apparent. Elles doivent se détacher facilement de l’arbre lorsqu’on effectue une torsion.

Sachez que les pommes Cortland sont celles qui se prêtent le mieux à la cuisson, car elles ne perdent pas leur fermeté. La McIntosh, variété la plus populaire et la mieux adaptée à notre climat, est belle, sucrée et juteuse, parfaite pour croquer, mais aussi pour faire du jus et des compotes. L’Empire est ferme et sucrée, la Honeycrisp est très croquante et parfumée, la Paulared est ferme et acidulée alors que la Lobo est complexe, juteuse et aromatique. D’autres variétés et croisements sont offerts dans plusieurs vergers. Amusez-vous à mélanger les variétés et faites une dégustation !

Pour les cuisiner

Bien que rien ne vaille une grosse pomme croquante et juteuse dégustée telle quelle devant l’arbre où elle a été cueillie, on obtient des délices en les cuisinant en tartes, en croustades, en jus, en compote ou en pains. On peut également en faire de la gelée, car la pomme contient naturellement de la pectine !

Les sous-vedettes : les poires et les prunes

Autres fruits de verger souvent oubliés, les poires et les prunes vous permettront de renouveler votre inspiration le jour où vous aurez fait tout ce qu’il est possible de cuisiner avec les pommes.

Quand ? Selon la variété, poires et prunes peuvent être cueillies du début septembre à la fin octobre.

Où ? Plusieurs vergers de pommiers ont également des poiriers et des pruniers. Les vrais amateurs de prunes apprécieront la Maison de la Prune, dans les environs de Kamouraska, entièrement dédiée à ce fruit avec ses centaines d’arbres. Ceux qui préfèrent les poires seront ravis de découvrir la bourgade de Saint-Joachim-de-Shefford (Montérégie), qui s’est autoproclamée capitale québécoise de la poire !

Comment les choisir ? Il vaut mieux cueillir les poires alors qu’elles ne sont pas tout à fait mûres. En effet, elles mûrissent de l’intérieur vers l’extérieur et la texture granuleuse de leur chair rend le fruit moins succulent lorsqu’il est trop mûr; les poires deviennent alors pâteuses. Le fruit doit se détacher aisément de l’arbre, présenter une couleur verte uniforme, une texture ferme, mais pas trop dure et aucun défaut apparent.

Pour ce qui est des prunes, on doit, au contraire, les choisir bien mûres, car elles ne deviendront pas plus sucrées une fois détachées de l’arbre, et ce, malgré un mûrissement rapide. Typiquement, une prune prête à cueillir présentera une couleur vive et sera recouverte d’une fine couche à l’apparence vaguement poussiéreuse.

Pour les cuisiner

Les prunes et, dans une moindre mesure, les poires ne se conservent pas aussi longtemps que les pommes. Il faut donc les déguster ou les cuisiner rapidement ! La confiture de prunes est une des plus délicieuses qui soient, mais il convient de ne pas la faire mijoter trop longtemps pour éviter qu’elle ne se transforme en compote. Ce fruit se déguste également en croustade. Les poires font de délicieuses tartes tatins et sont également parfaites pour la préparation de compotes.

Les tardifs : les bleuets et les framboises d’automne

Framboises d'automne

Framboises d’automne

La fin de l’été ne signe pas automatiquement l’arrêt de mort des petits fruits du Québec. Jusqu’à la mi-octobre, vous pouvez encore cueillir certaines variétés de bleuets et de framboises. Courez-y, il n’y en a plus pour très longtemps !

Quand ? Du mois d’août au mois d’octobre, selon les variétés.

Où ? Alors que les framboises d’automne se retrouvent surtout dans les régions du sud de la province, les bleuets sont plus « coriaces ». Même au Lac Saint-Jean, là où le temps n’est pas des plus cléments, les fameux petits bleuets peuvent être cueillis jusqu’au mois d’octobre.

Comment les choisir ? Ces fruits sont fragiles. Il faut donc les choisir avec soin, mais surtout être très vigilant en les empilant dans le panier. Les framboises, surtout, risquent de s’écraser à la moindre pression. Si vous souhaitez faire de la confiture, ce n’est pas si grave, mais pour la dégustation, c’est plus ennuyeux.

Pour les cuisiner

Confitures, tartes, muffins, smoothies, céréales froides ou chaudes… les petits fruits sont délicieux partout ! Pour compenser leur faible durée de vie, vous pouvez les congeler. Nul besoin de les blanchir, il s’agit simplement de les faire geler sur une plaque pour commencer. Lorsque vous les transférerez dans un contenant ou dans un sac, ils ne s’écraseront pas les uns contre les autres.

Les pittoresques : les courges et les citrouilles    

les courges et les citrouilles

les courges et les citrouilles

Souvent utilisées comme objets de décoration alors que l’Halloween approche, les cucurbitacées ont également de grandes qualités sur le plan nutritionnel. Pour couronner le tout, elles vous promettent une expérience d’autocueillette hors du commun.

Quand ? L’heure de gloire des courges a lieu du mois d’août au mois d’octobre. La citrouille peut parfois être cueillie jusqu’au mois de novembre.

Où ? Encore ici, ce sont les terres arables du sud de la province qui sont les plus favorables à la culture des courges. Entre autres, vous pourriez visiter ces endroits :

La courgerie (Lanaudière)

2321, Grand rang Saint-Pierre

Sainte-Élizabeth, Québec  J0K 2J0

La Ferme Estivale (Québec)
4260, chemin Notre-Dame
St-Augustin-de-Desmaures, Québec  G3A 1W8

Comment les choisir ? Les courges d’été comme les citrouilles et autres courges d’hiver doivent être choisies bien fermes. Leur peau sera d’une couleur uniforme, sans craquelure ni tache. Pour les courges d’été, on opte idéalement pour les légumes de taille moyenne, typiquement les meilleurs.

Pour les cuisiner

Les courges et les citrouilles sont délicieuses en potages et en purée. On peut également utiliser la chair des courges musquées pour remplacer les pommes de terre dans la fabrication de gnocchis. Les graines de citrouille rôties au four et légèrement salées font une grignotine de choix ! Notez que les courges d’été comme les courges d’hiver se conservent au frais pendant plusieurs semaines. Pour la conservation, on recommande de garder une certaine longueur de tige verte lors de la cueillette.

Les bien jolis tournesols

Cette énorme fleur jaune rappelle le soleil et fait sourire les enfants, deux qualités non négligeables quand la chaleur disparaît et que l’école recommence. Peu de gens savent qu’il est possible de faire soi-même la cueillette du tournesol dans les champs du Québec.

Quand ? Cette fleur est résistante ! Vous la trouverez jusqu’à la fin octobre.

Où ? Voici deux fermes qui offrent la possibilité de faire l’autocueillette de tournesols, une culture qui n’est pas si répandue :

Ferme Professeur Tournesol

206, Rang 1 ouest, Saint-Fabien
Québec  G0L 2Z0

Citrouilles et Tournesols

1 700 Rang 13
Orford J1X 7H5

Comment les choisir ?

On choisit des tournesols colorés et dont la tige est ferme. La fleur doit se tenir bien en place au bout de la tige. Pour le reste, on se fie à ses goûts et à ses besoins : plusieurs couleurs et variétés de fleurs sont disponibles.

Pour les cuisiner

Les graines de tournesol grillées sont excellentes en plus de constituer une source de vitamines, de minéraux, de protéines et d’Oméga-3. Certaines variétés produisent des graines qui sont très prisées des oiseaux, vous pouvez donc en remplir votre mangeoire. Toutefois, c’est également un grand plaisir de simplement plonger le fruit de votre cueillette dans un grand vase d’eau fraîche (en la changeant régulièrement) et d’en apprécier la beauté.

L’élément décoratif : le sapin de Noël

Eh oui ! Il ne faut pas l’oublier, celui-là, car Noël est à nos portes, ou presque. Pour une expérience magique, amenez votre petite famille choisir l’arbre de Noël dans la nature.

Quand ? Dès le début du mois de décembre, de nombreuses pépinières vous ouvriront leurs portes.

Où ? La culture du sapin est bien adaptée aux climats rudes. On en trouve donc dans toutes les régions de la province, y compris les plus nordiques.

Comment le choisir ? Le choix d’un sapin est bien personnel et doit avant tout se faire en fonction de vos goûts. Que vous le préfériez touffu et court sur pattes, grands et élancé ou majestueux, ce choix ne concerne que vous. Toutefois, il faut opter pour un sapin en santé qui saura enjoliver votre demeure pendant toute la durée des festivités. On évite donc de cueillir un arbre qui montre des signes de sécheresse et on observe bien le tronc à la recherche de parasites et d’autres maladies.

Pour connaître les fermes qui offrent l’autocueillette aux visiteurs dans votre région, consultez le site Internet du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (www.mapaq.gouv.qc.ca/). Notez qu’il est toujours préférable de contacter la ferme par téléphone avant de vous y rendre. D’une part, il y a certains endroits où il est obligatoire de réserver. D’autre part, les aléas de la nature étant ce qu’ils sont, il arrive parfois que les récoltes soient moins prolifiques et cela peut influencer les dates où l’autocueillette est possible.

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Je m'appelle Ricky and je suis auteur de runruckus.com-)) J'ai commencé ce blog parce que rester en bonne santé tout en voyageant dans le monde peut être difficile. C' est mon espoir que créer ce platforme qui vous permet de comprendre l'interaction entre le Voyage et la santé et vous permet de partager vos idées avec vos compagnons de voyage. Je vous remercie de visiter mon blog ! Hésitez pas à parler de mon blog à vos amis et votre famille parce que le Voyage en bonne santé est la seule façon d'y aller

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