Arthrite La prothèse du genou
Les traitements pharmaceutiques pour soigner l’arthrite
La prothèse du genou

La prothèse du genou

Des opérations aux remplacements d’articulation en passant par les analgésiques ou encore les injections, retrouvez dans cette sous-partie toute information nécessaire à savoir sur les traitements pharmaceutiques.

La prothèse du genou, un grand pas pour soigner l’arthrite

L’opération dite « le remplacement de genou » correspond à la mise en place d’une prothèse pour remplacer l’articulation affaiblie et plus spécifiquement les surfaces de frottement des os.

En effet, le cartilage présent à l’origine sur les os les protège lors de leur mise en mouvement. Chez les patients fragiles, le cartilage disparaît progressivement et provoque l’usure des articulations, autrement dit de l’arthrose.

Les médecins proposent le recours au remplacement de genou aux personnes qui souffrent de fortes douleurs et dont les membres finissent par s’immobiliser. En règle générale, les genoux des patients ont perdu un certain degré de motricité et de la force musculaire.

Les chirurgiens orthopédiques suggèrent le remplacement du genou dès qu’ils constatent de sévères lésions articulaires chez leurs patients et qu’aucun autre traitement n’a pu leur apporter un soulagement suffisant. Il s’agit alors de remplacer le cartilage endommagé et les extrémités osseuses par des composants en métal et polyéthylène. Cette opération est aussi appelée l’arthroplastie dans le domaine médicale.

Les sujets du remplacement de genou sont généralement âgés. Or, il est possible que des jeunes ou des sportifs subissent ce genre d’intervention suite à une maladie générale responsable d’arthrite ou d’arthrose, d’origine post-traumatique, à la suite d’une fracture articulaire ou d’une entorse. L’excès de poids est aussi un facteur de l’usure des os.

Aujourd’hui, les progrès ont démontré que la prothèse du genou est devenue l’une des procédures les plus prévisibles et fiables dont la médecine dispose. Les patients le constatent également en reprenant une vie active sans souffrir autant des douleurs qu’auparavant. Cette opération peut aussi corriger les déformations et restaurer la longueur de la jambe. A long terme, les résultats sont positifs. Certains parlent alors de la révolution apportée par la prothèse pour soulager les patients sujets à l’arthrose.

Les effets anti-inflammatoires des corticoïdes

Les corticoïdes sont des hormones stéroïdiennes naturelles qui sont synthétisées par le cortex des glandes surrénales, situées sur la partie supérieure des reins. Plusieurs types de corticoïdes sont sécrétés par l’homme.

Les biologistes ont distingué :

  • les glucocorticoïdes comme la cortisone qui agissent sur le métabolisme protidique et glucidique ;
  • les minéralocorticoïdes capables de réguler l’eau et le sel dans le corps ;
  • et les androgènes qui interviennent dans le développement des caractères sexuels.

Les corticoïdes auxquels on fait généralement référence sont les glucocorticoïdes, connus pour leur puissant effet anti-inflammatoire.

Les effets des corticoïdes peuvent avoir lieu au sein de plusieurs organes. Ces hormones pénètrent directement dans le noyau des cellules et se fixent sur l’ADN. Leur action principale reste de réduire la production des facteurs inflammatoires et immunitaires.

Le corps régule naturellement la production de corticoïdes grâce à d’autres hormones d’origine cérébrale : l’ACTH (adénocorticotrophine) et la CRH (hormone de libération de la corticotrophine) dont la sécrétion est également ralentie par les corticoïdes.

Il est essentiel d’éviter les corticoïdes synthétiques pour des traitements de longue durée afin de ne pas mettre en suspens la sécrétion d’ACTH et de CRH et, par conséquent, celle des corticoïdes naturels.

La fonction anti-inflammatoire des corticoïdes a été développée sous plusieurs formes. Il est possible de trouver la version de synthèse sous forme de comprimés, injectables, infiltrations articulaires, crèmes, aérosols pour l’asthme, etc.

Ces hormones stéroïdiennes permettent notamment de soulager les articulations endommagées. En effet, les médecins y ont recours pour traiter les affections rhumatologiques. Ils réalisent une à plusieurs infiltrations, qui sont des injections locales d’anti-inflammatoires, directement dans la zone de l’articulation. Il a été démontré que l’action thérapeutique est plus efficace qu’un traitement administré par voie générale.

La quantité de corticoïdes est réduite et permet de réduire les effets secondaires obtenus par l’administration orale.

Ainsi, plusieurs problèmes rhumatismales chroniques sont aujourd’hui traités grâces aux corticoïdes notamment ceux liés aux fréquents cas d’arthrose. Les infiltrations soulagent les patients pour une durée de un à trois mois et retardent voire éliminent le recours à l’intervention chirurgicale. L’infiltration est dans certains cas une excellente intervention thérapeutique.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ou AINS) sont le traitement de choix des douleurs articulaires inflammatoires.

Les AINS regroupent de nombreuses molécules très différentes les unes des autres mais qui ont un effet en commun : ils diminuent la synthèse des prostaglandines.

Les prostaglandines sont des substances sécrétées par de nombreux organes et indispensables à leur bon fonctionnement  mais sécrétées en excès dans les atteintes inflammatoires. Diminuer leur synthèse diminuera donc l’inflammation et la douleur mais entraînera aussi de nombreux effets indésirables.

Les AINS sont :

  • antalgiques : diminuent la douleur
  • antipyrétiques : font baisser la fièvre
  • anti inflammatoires

Ils sont dits « non stéroïdiens » par opposition aux glucocorticoïdes qui sont de puissants anti-inflammatoires stéroïdiens endogènes (sécrétés par l’organisme en particulier la glande surrénale) dont fait partie la cortisone.

Les AINS sont utilisés dans les douleurs modérées à fortes : articulaires, traumatiques, en fait dans toutes les atteintes qui entraînent une inflammation. Ils sont indispensables dans les maladies chroniques inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante.

Ils peuvent être associés aux antalgiques de palier 1 : paracétamol ou à ceux de palier 2 : codéine ou tramadol.

Ils existent sous de très nombreuses formes galéniques : comprimés, injectables, suppositoires, gel, patchs.

Quels effets indésirables pour les AINS ?

L’utilisation des AINS est limitée par leurs nombreux effets indésirables.

Ils sont contre indiqués en cas d’allergie, chez la femme enceinte ou allaitante, en cas de troubles de la coagulation ou de traitement anticoagulant.

Ils peuvent entraîner des effets digestifs : nausées, vomissements, ulcère gastroduodénal, hémorragie digestive, des effets rénaux : apparition ou aggravation d’une insuffisance rénale, des atteintes hépatiques, une somnolence : attention à la conduite automobile. L’apparition ou l’aggravation d’une hypertension artérielle, d’un accident vasculaire cérébral ou d’un infarctus du myocarde.

Les AINS peuvent aussi masquer une infection évolutive et retarder sa prise en charge. Les AINS sont des médicaments très efficaces, indispensables dans certaines pathologies.

Mais ils entraînent de nombreux effets indésirables en particulier chez le patient âgé, et quand  le traitement est prolongé ce qui est souvent le cas dans les douleurs arthrosiques chroniques.

Il est souhaitable d’utiliser en première intention des molécules mieux tolérées (tel que le paracétamol) et si l’AINS est indispensable: de toujours utiliser la dose minimum efficace, sur une durée la plus courte possible.

Le paracétamol

Le paracétamol (ou acétaminophène) est l’antalgique de première intention dans de très nombreux phénomènes douloureux en particulier dans les douleurs articulaires.

C’est un antalgique périphérique c’est-à-dire qu’il agit en diminuant la sensibilité à la douleur des terminaisons nerveuses sensitives périphériques.

Il est antipyrétique : il fait baisser la fièvre.

Il n’est pas anti-inflammatoire : il n’a pas d’action directe sur l’inflammation et donc sur la cause de nombreuses douleurs articulaires, il diminue la sensation douloureuse.

Le paracétamol est utilisé dans les douleurs modérées : essentiellement articulaires, dentaires, traumatiques.

Il se prend en 3 à 4 prises par 24 h à raison d’une moyenne de 3 g par jour chez l’adulte. Il existe sous de très nombreuses formes galéniques : comprimés secs, effervescents, poudre soluble, suspension buvable, suppositoires.

Il peut être associé à presque tous les autres médicaments et en particulier aux autres analgésiques ce qui permet de majorer son effet antalgique. Il a peu d’effets indésirables : pas d’effet sédatif donc de risque de somnolence, pas de risque digestif. Il a peu de contre indication hormis de rares cas d’allergie. Il doit être utilisé avec prudence en cas d’insuffisance hépatique ou rénale.

Le paracétamol présente donc de nombreux intérêts : il est efficace, maniable, bien toléré et peut donc être utilisé au long cours dans les douleurs articulaires chroniques.

Les analgésiques ou antalgiques articulaires: médicaments de la douleur articulaire

Un analgésique ou antalgique est une substance qui diminue ou fait disparaître les sensations douloureuses.

Les douleurs somatiques ou nociceptives sont des douleurs liées  à un excès de stimulation des fibres nerveuses sensitives. Dans le cadre des douleurs articulaires, ces fibres sont situées au niveau de la capsule articulaire, des ligaments et des muscles.

Mécanisme d’action

Analgésiques d’action périphérique : dits de palier 1. Ils agissent en diminuant la sensibilité des fibres nerveuses sensitives aux stimulations douloureuses.

  • Aspirine : efficace sur des douleurs modérées. Elle est antalgique, anti inflammatoire antipyrétique (fait baisser la fièvre) et antiagrégant plaquettaire  à petites doses (fluidifie le sang). Elle présente des effets indésirables à type de troubles digestifs : nausées, vomissements, gastrite voire ulcère digestif. Les cas d’allergie à l’aspirine sont fréquents et en contre indiquent toute  nouvelle utilisation.
  • Paracétamol : efficace sur les douleurs  modérées. Il est antalgique, antipyrétique mais pas anti inflammatoire. Il est très utile dans les douleurs chroniques car il est efficace et présente peu d’effets indésirables, il peut donc être utilisé au long cours.
  • AINS (anti inflammatoires non stéroidiens) : ils ont une action antalgique, anti inflammatoire et antipyrétique. Ils sont très efficaces sur les atteintes articulaires inflammatoires : maladies  inflammatoires chroniques, arthrose mais présentent aussi des effets indésirables potentiellement graves : risque d’hémorragie digestive, insuffisance rénale. Ils sont donc à utiliser avec prudence, à la dose minimale nécessaire et sur une durée aussi brève que possible.

Analgésiques d’action centrale

Ils ont un puissant effet anti douleur en agissant au niveau cérébral.

  • Analgésiques morphiniques faibles : dits antalgiques de palier 2. Ils sont utilisés pour soulager des douleurs modérées qui  résistent  à un traitement par analgésique à action  périphérique (ou palier 1). Il s’agit de la codéine et du tramadol. Ces molécules peuvent être associées aux antalgiques de palier 1 pour renforcer leur effet antalgique. Ils sont habituellement bien tolérés même si on peut noter une somnolence (attention à la conduite  automobile), des vertiges, des nausées et une tendance à la constipation.
  • Analgésiques morphiniques majeurs : dits antalgiques de palier 3

Ils sont peu utilisés en cas de douleurs articulaires car celles-ci sont très bien soulagées par les antalgiques de palier 1 et 2.

La cortisone n’est pas un antalgique en tant que tel mais par son puissant effet anti inflammatoire, elle est très efficace sur les douleurs articulaires des maladies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde.

Les douleurs articulaires dégénératives et inflammatoires sont très bien soulagées par la pharmacopée à notre disposition. Il est indispensable d’y avoir recours si nécessaire  pour soulager les douleurs aigues ou chroniques et améliorer la qualité de vie  des personnes atteintes. Mais ces médicaments ont des effets indésirables qu’il faut connaître. Il faut toujours utiliser la dose minimale nécessaire  sur une période la plus courte possible.

Cet article a été rédigé par le Dr Annick Vennégues.

Vous arrive-t-il souvent de prendre du paracétamol pour vos douleurs articulaires? Laissez vos commentaires. 

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Je m'appelle Ricky and je suis auteur de runruckus.com-)) J'ai commencé ce blog parce que rester en bonne santé tout en voyageant dans le monde peut être difficile. C' est mon espoir que créer ce platforme qui vous permet de comprendre l'interaction entre le Voyage et la santé et vous permet de partager vos idées avec vos compagnons de voyage. Je vous remercie de visiter mon blog ! Hésitez pas à parler de mon blog à vos amis et votre famille parce que le Voyage en bonne santé est la seule façon d'y aller

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